Informations sur ce fichier sur http://gambette.blogspot.com. Ce qui est barré en gris est ce qui a été supprimé du discours originalement prévu (et disponible sur le site de l'Elysée), et ce qui est en vert a été ajouté oralement par Nicolas Sarkozy dans son discours de conférence de presse prononcé le 8 janvier 2008. Les retours à la ligne montrent les pauses dans le discours prononcé.

Mesdames et Messieurs,

Le soir du 31 décembre décembre,

en présentant mes vœux aux Français je leur ai dit mon intention

de mettre en œuvre une politique de civilisation

pour que la France soit l'âme de la nouvelle Renaissance dont le monde a besoin.

Je sais que cette politique de civilisation

a suscité chez un grand nombre d'entre vous beaucoup nombre d'interrogations.

Eh bien

Je suis heureux que cette rencontre me donne l'occasion d'y répondre,

car il ne s'agit pas pour moi d'une formule de circonstances

mais d'une conviction profonde

et d'un engagement fort.

Cette conviction je l'ai exprimée durant toute la campagne présidentielle. présidentielle,

et

Cet engagement

je l'ai pris devant les Français. Français, et j'ai bien l'intention de le tenir.

J'ai été élu en promettant un changement en profondeur.

J'ai été élu en proposant promettant une véritable rupture

avec les habitudes de pensée, avec les comportements,

avec les idées du passé qui ont conduit notre pays

dans la situation où il se trouve.

J'ai été élu au terme d'une campagne

dans laquelle les valeurs ont tenu une place centrale

alors que depuis des décennies

il n'était quasiment plus possible

d'évoquer les valeurs dans le débat politique.

Dans cette campagne j'ai parlé de la vie,

de la morale,

de l'autorité,

de l'identité,

de la culture,

de l'intégration, du civisme.

Mais J'ai aussi parlé de l'amour,

de l'ouverture aux autres,

de l'humanisme.

J'ai parlé du respect,

du respect de soi soi,

et du respect des autres,

du respect de la différence

et j'ai parlé de la diversité.

J'ai parlé de ce que nous voulons transmettre à nos enfants, enfants.

de

J'ai dit la nécessité de leur faire aimer ce qui est grand, ce qui est beau.

J'ai voulu remettre l'Homme au cœur de la politique.

Alors Si la politique n'exprime pas l'idée que nous nous faisons de l'Homme,

de sa liberté, de sa responsabilité, de sa dignité,

qu'exprime-t-elle donc donc,

la politique ?

Et comment peut-elle changer le monde ?

Comment peut-elle le rendre meilleur ?

Comment peut-elle contribuer à rendre les hommes un peu plus heureux

et leur vie un peu moins dure ?

Comment la politique peut-elle faire qu'il y ait un peu moins de violence, un peu moins d'injustice,

un peu moins de misère,

un peu moins de souffrance si la politique n'est pas animée

par le souci constant d'un idéal humain ?

Et

Pendant la campagne présidentielle

c'est bien cette question d'idéal humain qui a été posée par la plupart des candidats,

chacun à sa leur manière.

Et si les choses se sont déroulées ainsi

c'est parce que les Français aspiraient à ce que le débat politique change profondément de nature.

C'est parce qu'ils avaient le sentiment que les Français estimaient que la politique

n'allait plus assez suffisamment au fond des choses,

qu'elle

et qu'au fond,

la politique ne disait plus rien

sur l'essentiel.

Tout sur La technique,

tout sur le quantitatif,

rien sur l'essentiel.

Et la défiance des Français vis-à-vis de la politique qui s'était accrue au fil du temps

au point de miner notre démocratie

n'était au fond pas due à autre chose qu'à ce sentiment que la politique était devenue impuissante !

à force de

Et pourquoi était-elle devenue impuissante ?

Pour une raison simple.

C'est que la politique ne remontait jamais remonter aux causes réelles des problèmes,

de

puisqu'elle se cantonner dans la gestion, dans cantonnait à la technique, gestion et aux conséquences des problèmes.

de

Elle ne s'intéressait pas s'intéresser à ce qui détermine la vie des gens, leur bien-être,

le sentiment de leur accomplissement personnel, de celui de leur famille, de leurs enfants. personnel.

Eh bien

La politique de civilisation, c'est la politique de la vie.

C'est une "politique de l'homme", comme le dit Edgar Morin qui en a ressenti le besoin et qui l'a formulée avant tout le monde. dit que c'était une "politique de l'homme".

La politique de civilisation, c'est la politique qui est nécessaire

quand il faut reconstruire les des repères,

les

des normes,

les

des règles,

les

des critères.

Ce n'est

Eh ben c'est pas la première fois que cette nécessité s'impose. s'impose dans notre pays.

Elle

La nécessité de reconstruire des règles, des repères, des normes,

s'est imposée dans notre pays à chaque fois qu'un grand choc politique, économique, technologique, scientifique est venu ébranler les certitudes

intellectuelles, la morale, morales, les institutions, les modes de vie.

"Il nous faut reconstruire notre rapport au temps et à l'espace, vie, et notre rapport aux autres et à nous-mêmes." Dieu sait que les certitudes,

il y en avait !

Ce fut le cas avec la Renaissance.

Et tout d'un coup, dans un pays miné, les gens se sont dit : eh bien c'est possible !

Ce fut le cas à la fin du XVIIIe siècle et siècle, au début du XIXe

avec les Lumières.

Ce fut le cas avec la Révolution industrielle à la fin du XIXe et au début du XXe.

Ce fut encore le cas dans l'immédiat l'immédiate après-guerre,

après la grande crise de civilisation des années 30 et 40.

La Déclaration des droits de l'Homme et du citoyen, l'Homme,

qu'est-ce que c'est,

si

ce fut n'est le fruit d'une politique de civilisation. civilisation ?

L'école de Jules Ferry,

ce fut le fruit d'une

c'est une politique de civilisation.

La laïcité, ce fut le fruit

d'une politique de civilisation.

La sécurité sociale, le droit du travail, les congés payés, le service public,

ce furent les fruits d'une politique de civilisation.

A chaque époque,

les réponses sont différentes mais le défi est toujours le même :

comment réconcilier l'ordre et le mouvement,

l'identité

comment réconcilier l'identité,

qu'on doit défendre,

et la modernité, modernité qu'on doit épouser ?

Comment

aider le monde nouveau à naître

et à s'organiser quand l'ancien n'a pas encore fini de se désagréger, désagréger ?

Comment

réhumaniser la société, société ?

Comment

permettre à l'Homme de reprendre le dessus, dessus ?

de

Comment mettre le changement à son service, indispensable

au service

de cet homme,

et comment s'approprier les nouveaux savoirs. savoirs ?

Ce sont des questions éternelles

auxquelles il convient que nous répondions aujourd'hui.

Alors

Aujourd'hui il nous faut reconstruire notre rapport au temps et à l'espace, et

notre rapport aux autres autres,

et à nous-mêmes nous-mêmes,

bouleversés par la globalisation,

bouleversés par la technique,

bouleversés par la science

et la globalisation. science.

Nous avons à combattre

les dérapages, dérapages et les excès de notre propre civilisation

dont les principes, les valeurs, les institutions ne suffisent plus à répondre aux besoins qu'elle que notre propre civilisation a elle-même engendrés.

Voici à mon sens les questions essentielles !

Edgar Morin Morin, encore lui,

a

dit que les impératifs aujourd'hui d'une politique de civilisation

sont la solidarité,

le ressourcement identitaire, la convivialité,

savoir qui nous sommes,

c'est pas anecdotique de réfléchir à qui nous sommes.

la moralisation

La solidarité, la convivialité,

qu'il oppose aux maux de notre temps que sont

qu'il définit comme l'isolement,

le cloisonnement,

l'anonymat,

la dégradation de la qualité de la vie,

l'irresponsabilité.

Eh bien Ces objectifs, je les fais miens.

Je les fais miens dans la politique intérieure comme dans la politique extérieure. Je les fais miens dans la politique éducative, dans la politique de la ville, dans la politique économique, dans la politique sociale, dans la politique du développement durable.

Après des décennies de réformes différées,

de réformes manquées,

après des décennies

de conservatisme et de pensée unique, après des décennies unique qu'il aurait été si confortable de continuer !

De conservatisme,

de chômage de masse,

de relâchement du dans lien social,

de recul de la promotion sociale,

de stagnation des salaires,

de dévalorisation du travail,

de déficits et d'endettement,

l'urgence est partout.

Et je m'étonne

qu'on puisse se demander si on va trop vite,

alors que j'ai tellement conscience de l'impatience des Français.

D'ailleurs les mêmes qui nous demandent un bilan tout de suite et des résultats tout de suite

sont les mêmes

qui nous décrivent

comme trop pressés, trop impatients.

Faut savoir.

Les Français n'en peuvent plus d'attendre.

Eh bien c'est avec François Fillon Et chaque jour apporte son lot de difficultés, de crises et parfois de drames auxquels il faut répondre tout de suite.

C'est ce qu'avec le gouvernement, gouvernement

avec la majorité,

je m'efforce de faire depuis que j'ai été élu. C'est ce que je continuerai nous nous efforçons de répondre à faire parce que cette impatience est légitime et parce que c'est tout simplement mon devoir. urgence.

Mais

Alors dans la période où nous sommes,

si l'on veut changer véritablement les choses, si l'on on ne veut plus avoir le sentiment de subir,

si l'on on veut en finir avec une société société,

et c'est grave,

où les enfants pensent ont le sentiment

qu'ils vont vivre moins bien que leurs parents,

ce qui est très exactement le contraire du progrès

et ce qui est nouveau

car ce n'est sans doute jamais arrivé dans notre pays.

alors il faut aussi inscrire la politique dans la longue durée

et dans la profondeur d'un projet de civilisation.

C'est ce que je souhaite faire en 2008.

Non pas pour m'éloigner des problèmes de vie quotidienne,

non

ou pour faire oublier les difficultés qui assaillent les Français

qui seraient trop tellement compliquées à résoudre,

mais au contraire pour je veux y revenir.

Mais

Je pense veux y revenir en nous donnant des chances de gagner,

pas en faisant comme les autres pour échouer !

Parce que c'est quand même ça !

Si les autres ont échoué, c'est pas parce qu'ils étaient plus mauvais.

C'est parce que la stratégie n'était pas la bonne.

Et nous voulons épouser une autre stratégie.

Portée par un projet de civilisation.

Justement parce que nous voulons réussir !

Alors bien sûr à c'est l'environnement, à la santé, à l'urbanisme, à l'architecture, au logement, à l'école, au service public,

à la protection sociale. Je pense aussi à sociale, la revalorisation du travail, à la place qui est faite à la jeunesse, à la manière dont notre société traite ses personnes âgées. travail.

Mais regardez :

Croyons-nous que la maladie d'Alzheimer, la dépendance, la dépression, le malaise des banlieues, l'intégration ou le chômage des jeunes

ne sont pas des problèmes posés à notre civilisation

et qui exigent autre chose pour être résolus que quelques mesures de gestion ou quelques crédits supplémentaires ?

Qui peut penser que si on met 3% de plus ici on va résoudre ces problèmes ?

Qui osera le dire comme ça aux Français ?

Alors que ça fait trente ans qu'on fait comme ça et que ça ne marche pas.

Et qui peut me demander

de conduire avec François Fillon la même politique ?

Monsieur le Président, encore quelques crédits supplémentaires !

Pour quels résultats, aussi peu que les autres ?

Les autres ont pas échoué parce qu'ils étaient de gauche, ou parce qu'ils étaient de droite.

Parce qu'ils n'avaient pas de talent. Ils avaient du talent ! Ils avaient des convictions, et ça a pas marché.

J'ai été élu pour que ça marche donc il faut pas m'en vouloir de vouloir une autre stratégie.

Parce que j'essaye avec cela de nous donner des marges qui n'existaient pas pour les autres.

Alors Croyons-nous que la révolution numérique ou celle des biotechnologies n'appellent pas à une transformation de la civilisation ?

Croyons-nous que la civilisation peut sortir indemne

indemne

des dérives du capitalisme financier

ou du réchauffement climatique ?

Et qui ne voit que la culture commune ou la morale partagée, qui nous permettent de nous parler,

de nous comprendre voire, mesdames et messieurs de nous supporter

(là je parle pour vous)

sont des valeurs de civilisation qui conditionnent notre vie quotidienne ?

Qui ne voit qu'à la violence, à l'insécurité, à la peur de l'autre

qui engendre engendrent le rejet, l'exclusion et le repli sur soi soi,

eh bien

nous devons opposer

la politesse qui est une forme de respect,

l'autorité

qui est l'expression d'une légitimité, l'éducation

qui socialise et qui émancipe ?

Qui ne comprend que pour retrouver la foi dans l'avenir,

pour retrouver le goût de vivre ensemble,

pour créer du mieux-être et du mieux vivre,

et même pour augmenter le pouvoir d'achat et

pour réduire le chômage et la précarité,

il ne nous faut pas seulement gérer mieux

mais d'abord changer nos façons de vivre, de produire, de travailler, d'apprendre et de vivre ?

C'est le cœur d'un projet de civilisation.

Sinon on n'y arrivera pas.

Eh bien

En 2008, cette politique de civilisation elle s'exprimera d'abord

dans la volonté de faire de notre démocratie

une démocratie irréprochable irréprochable.

grâce à la réforme de nos institutions que je souhaite ambitieuse,

inspirée qu'elle est par les travaux de la commission présidée par Edouard Balladur. Elle assurera un

Il faut cesser de parler d'un meilleur équilibre des pouvoirs en revalorisant

et décider de revaloriser le rôle du Parlement.

Et le rôle du Parlement il sera revalorisé

par les initiatives très importantes que nous prendrons sur l'ordre du jour.

On n'a jamais vu un Parlement

qui gagne de l'autonomie et du pouvoir

sans pouvoir maîtriser [...] son ordre du jour

et en donnant aux citoyens des libertés nouvelles.

Mais

s'en tenir à la seule modernisation des règles et des procédures ne serait sera pas suffisant pour que notre démocratie soit portée à la hauteur des défis qu'elle aura, qu'elle a déjà à relever. suffisant.

Il me semble que le moment est venu d'ajouter aux droits fondamentaux

qui forment le socle de notre République les nouveaux droits que notre époque appelle.

Après la Déclaration des droits de l'Homme et du citoyen de 1789,

après le Préambule de 1946 sur les droits sociaux, auxquels il ne faut pas toucher

parce que ce sont de des grands textes universels,

je souhaite que le Préambule de notre Constitution soit complété

pour garantir l'égalité de l'homme et de la femme,

pour assurer le respect de la diversité, et ses moyens,

pour rendre possibles de véritables politiques d'intégration ou d'intégration, pour répondre aux défis de la bioéthique.

J'ai demandé à Madame Simone Veil, dont tout le monde connaît la hauteur de vue,

de présider la commission qui sera chargée de rédiger un projet de texte.

Elle l'a accepté

et je lui en suis infiniment reconnaissant reconnaissant,

car nul n'était plus qualifié qu'elle pour accomplir une tâche aussi importante délicate

et aussi délicate.

Il ne s'agit pas que de questions juridiques. fondamentale.

Il s'agit que sur les problèmes

philosophiques, moraux, éthiques éthiques, posés par la modernité modernité,

notre Constitution soit en avance sur son notre temps, et non pas en retard

et que, comme ce fut si souvent le cas jadis,

que

la France, patrie des Droits de l'Homme montre, montre la voie à tous les Hommes.

Et peut-être que depuis soixante ans il s'est passé suffisamment de choses

pour qu'on écrive ces nouveaux droits

et ces nouvelles questions.

Et

C'est avec la même volonté de mettre en œuvre une politique de civilisation

que je souhaite engager une réflexion sur les moyens

d'échapper à une approche trop quantitative, trop comptable

de la mesure de nos performances collectives.

Car si nous restons prisonniers de la vision restrictive du PNB,

nous ne pouvons pas espérer changer nos comportements et nos façons de penser.

Si les critères, si les indicateurs

de la richesse restent les mêmes,

comment allons-nous changer notre façon de produire et notre façon de réfléchir ?

Pour tout changer nous avons besoin d'abord de changer nos critères de jugement,

nous avons besoin de prendre en compte la qualité et pas seulement la quantité.

Si nous voulons favoriser

un autre type de croissance

nous devonsil faut changer

notre instrument de mesure de la croissance.

Là encore la France veut donner l'exemple

en prenant l'initiative de réunir un groupe d'experts internationaux de très haut niveau

pour réfléchir aux limites de la comptabilité nationale et du PNB

et à la meilleure manière de les surmonter pour que la mesure du progrès économique soit plus complète.

Pour qu'elle prenne mieux en compte les conditions réelles et la qualité de vie des Français

qui n'en peuvent plus

de l'écart grandissant entre des statistiques qui affichent un progrès continu

et les des difficultés croissantes qu'ils éprouvent dans leur vie quotidienne.

Ca mine la confiance,

car plus personne ne croit dans les statistiques.

Deux prix Nobel d'économie

Amartya Sen

qui ont beaucoup travaillé sur ces questions ont accepté

de contribuer à conduire cette réflexion.

Armatya Sen a accepté de m'apporter ses conseils

et Joseph Stiglitz de présider le comité d'experts.

Je les en remercie.

Leurs grandes compétences internationales seront extrêmement précieuses. précieuses

pour la définition de ces nouveaux critères.

2008, ce ça sera l'année de la mise en œuvre de ce qui a été décidé lors du Grenelle de l'environnement,

ce sera le commencement de la construction d'une autre croissance,

d'un autre modèle de développement,

ce sera l'amorce d'un changement profond dans notre civilisation,

dans son rapport à la nature, dans l'idée qu'elle se fait de sa responsabilité vis-à-vis de la planète,

et même vis-à-vis des générations futures.

Dans cet esprit,

je suis disposé, si la Haute Autorité qui se prononce demain soulève des doutes sérieux sur les OGM actuellement cultivés en France,

je suis disposé à recourir à la clause de sauvegarde sauvegarde,

jusqu'à ce que la Commission européenne tranche le problème.

Je ne souhaite pas par ailleurs d'ailleurs que la loi OGM soit discutée dans l'urgence.

Il faut pas se tromper sur ce que nous avons voulu faire avec François Fillon

et Jean-Louis Borloo.

Le Grenelle de l'Environnement, c'est un tournant politique majeur.

Ce n'est pas une opération de communication.

Le Grenelle de l'Environnement sera respecté scrupuleusement.

Il en va de la crédibilité de l'état et de la politique.

En 2008, la politique de civilisation s'exprimera dans l'école.

L'année dernière j'ai écrit à tous les éducateurs de France pour leur présenter le projet éducatif

que j'avais placé au cœur de ma campagne.

Ce projet éducatif,Eh bien c'est le moment est venu de le mettre en œuvre.

Beaucoup de changements ont été accomplis dans l'école en 2007.

Maintenant il s'agit d'aller au fond des choses,

c'est-à-dire de s'occuper de ce que l'on veut enseigner à nos enfants,

de ce que l'on qu'on veut leur transmettre comme connaissances, comme valeurs, comme culture,

bref de fixer quel idéal humain nous voulons leur proposer

et d'organiser les études, les programmes, les rythmes, la formation des enseignants pour y parvenir.

La lettre aux éducateurs, c'est exactement pour moi l'illustration de ce que peuvent être les objectifs

d'une politique de civilisation.

Je m'impliquerai personnellement dans la mise en œuvre des orientations que j'ai définies dans cette lettre

pour bâtir une école du savoir,

de la culture, civilité, du respect, respect et

de la civilité. culture.

Une école où l'on inculque le goût d'apprendre,

la curiosité intellectuelle,

l'ouverture d'esprit,

le sens de l'effort et du travail

de la pensée mais aussi le respect de l'autorité du professeur et

la politesse, où l'on enseigne le civisme.

Nous donnerons avec François Fillon et Xavier Darcos La priorité de cette politique éducative ira

à l'école primaire

que l'on a trop longtemps délaissée sans voir que son affaiblissement

était la cause principale des difficultés croissantes du collège.

S'attaquer aux problèmes du collège c'est bien,

mais si on continue à laisser sortir tant d'enfants

du primaire

accumulant déjà

des échecs, comment voulez-vous

que le collège

puisse s'en sortir ?

Cette politique prendra du temps,

du temps pour être mise en œuvre,

du temps pour produire ses effets.

Mais le rapport de nos enfants à la culture, au savoir, à la pensée

est ce qu'il y a de plus essentiel pour l'avenir.

C'est à l'école que se construisent construira la société

et la civilisation de demain.

Alors Quelles que soient les difficultés nous n'avons plus pas le droit de reculer.

Il y a eu dans le passé trop d'abandons, trop de renoncements pour reculer encore.

Alors à force de reculer on va finir par arriver au point de départ !

Mais c'est plus possible !

Le débat de l'école peut pas se réduire à la seule question du statut !

Le statut c'est important.

Mais enfin quand même le contenu d'un politique éducative,

de ce qu'on enseigne à l'école,

de ce qu'on attend pour nos enfants de l'école,

ça n'appartient pas qu'aux seuls professionnels,

ça appartient à tout le monde !

Et nous devons prendre des engagements

et obtenir des résultats.

Je veux que l'école redevienne l'affaire de tous

et non plus pas seulement des spécialistes.

Je veux qu'elle soit

L'école doit être remise au cœur de la politique comme elle l'était jadis

au lieu d'en être tenue à l'écart

comme si c'était un sujet trop compliqué pour que la politique

ou trop risqué pour elle. attends, n'en parle pas s'il te plaît, c'est... on va avoir une manifestation

Ben voilà très bien !

Ben à force de pas en parler,

on n'en parle pas et on a une manifestation.

Beau résultat !

Avec un malaise considérable

des enseignants qui sont d'un dévouement remarquable et qui ont un problème identitaire

constant,

et dont je n'observe pas que les manifestations le règlent.

Voilà.

Si c'était le cas, avec toutes les manifestations que tous les gouvernements ont eues,

ils devraient être au nirvana du bonheur !

Donc il est venu le temps d'aller au fond des problèmes sur cette question.

En 2008, la politique de civilisation s'exprimera

dans la profonde rénovation

de nos universités.

Valérie Pécresse.

On a dégagé avec François Fillon

Des moyens considérables ont été dégagés considérables,

considérables,

pour combler un retard accumulé depuis des décennies décennies,

et qui ont mis nos universités universités,

pardon de le dire comme ça,

dans l'état un état de délabrement délabrement.

Et ce n'est faire insulte à personne.

Les enseignants sont plus victimes

que l'on connaît. coupables dans cette affaire.

Mais un état de délabrement.

Et bien

Nous devons refaire des universités où l'on a envie et d'étudier,

l'on on a les moyens d'étudier.

Nous devons faire des campus qui soient des lieux de convivialité

et d'effervescence intellectuelle.

Nous devons offrir à nos étudiants un cadre et des conditions de vie qui soient

à la hauteur de l'idée que nous nous faisons de la place du savoir dans notre civilisation.

Eh bien En 2008, seront sélectionnés nous sélectionnerons les dix premiers grands projets

de rénovation universitaire

qui témoigneront de l'ambition de notre politique dans ce domaine. Parce que j'ai bien conscience

qu'il y a pas un gouvernement qui dit :

non vraiment, l'université c'est pas ma priorité.

Ils disent tous ça.

Et à l'arrivée qu'est-ce qu'on voit ?

Rien.

Eh bien

En 2008, 2008 on lancera les dix premiers grands projets de rénovation.

Au moins,

on verra.

Et on verra des résultats concrets.

la politique de civilisation en 2008 s'exprimera dans une politique de la jeunesse

parce que notre société ne fait pas à sa jeunesse la place qui devrait lui revenir.

Elle ne lui accorde pas la considération qu'elle devrait lui accorder. Elle ne lui donne pas les moyens de son autonomie,

de son intégration.

En traitant si mal sa jeunesse, notre société sacrifie son avenir.

Alors on va Sortir de l'immobilisme,

sortir de la société des avantages acquis

et des rentes de situation, c'est servir la jeunesse. situation. Touche pas à mon avantage !

Touche pas à ma rente !

Touche à rien et change tout !

Comment on fait ?

Je veux que la rupture soit au service de la jeunesse, qu'elle lui donne les moyens permette

de réaliser ses rêves, ses ambitions, d'exprimer sa générosité, son enthousiasme, son talent. C'est mettre en œuvre

ce projet de civilisation.

que nous allons entreprendre.

En 2008, la politique de civilisation s'exprimera exprimons aussi dans la politique qui prendra à bras-le-corps le malaise des banlieues.

Cette politique, nous en parlerons dès le au début du mois de février.

Ce sera d'abord une politique d'intégration,

une politique qui concernera avant tout les personnes,

qui les soutiendra,

qui les accompagnera,

qui donnera à tous ceux qui veulent s'en sortir les moyens de le faire,

à ceux qui subissent des handicaps particuliers de les compenser,

à ceux que la vie a éprouvés

de surmonter les épreuves qu'ils ont subies.

Ce sera une politique de l'égalité des chances, une politique

qui aura pour ambition que chaque jeune

des quartiers en difficulté

reçoive une formation, formation.

ce sera

Chaque jeune

à qui l'état donnera le droit à une politique de l'égalité formation

devra respecter des droits et aussi devoirs.

Pas de l'égalité des droits sans devoirs.

Ce sera une politique pour remettre dans

On mettra la République non seulement dans les territoires mais aussi territoires, on les mettra dans les personnes.

Ce sera une politique qui sera partie prenante d'un dessein plus vaste, celui de la rénovation de notre modèle républicain, de ses principes, de son fonctionnement, de son adaptation aux réalités économiques, sociales, culturelles du XXIe siècle.

Au service des personnes.

Ce sera une politique qui ne sera pas séparable de la rénovation de l'école, de la modernisation du service public,

de l'accompagnement des chômeurs, de la sécurisation des parcours professionnels,

de la politique du logement, des conséquences du Grenelle de l'environnement.

Ce seraC'est une politique

qui sera concernée par la réponse que notre société apportera à des questions fondamentales,

comme celle de savoir comment redonner sa une chance à celui qui a subi un échec ou comment permettre à celui échec.

Fantastique notre société

qui veut entreprendre de trouver les moyens se méfie du succès

suspect à tout point de vue.

Et qui est à ce point fascinée par l'échec qu'elle le faire. considère

comme insurmontable.

Alors voilà,

c'est pas bien de réussir

parce que c'est suspect.

Et forcément que la réussite, y a un truc qui est louche.

Et en même temps,

celui qui échoue,

celui-là on lui donne pas une nouvelle chance.

Mais comment on fait,

si on peut ni échouer, et s'en sortir

et rebondir,

ni réussir ?

Peut-on d'ailleurs poser le problème du malaise des banlieues sans poser

celui de la ville, qui est au cœur de notre civilisation urbaine et que nous avons tant de mal à maîtriser, à humaniser ?

Le problème de la ville, je veux le poser en 2008,

lui aussi non comme un simple problème de gestion

mais comme un problème une question de civilisation.

C'est un problème qui s'est posé à chaque fois que le rapport de l'Homme à l'espace et au temps s'est trouvé bouleversé.

C'est un problème problème, la ville,

que notre civilisation moderne n'a pas su maîtriser.

C'est un problème qui pèse lourdement sur la qualité de la vie, sur la convivialité, sur la sociabilité, sur la solidarité.

Quelle ville devons-nous nous efforcer de construire construire,

en ce début de du XXIe siècle ?

Voilà la question à laquelle

C'est un sujet politique majeur.

Eh bien je voudrais que nous apportions à cette question

une réponse française.

Quelle est la ville dans lequel nous voulons vivre ?

Et C'est la raison pour laquelle j'ai voulu lancer lancé la réflexion sur le Grand Paris,

je veux dire par là la grande métropole que constitue l'agglomération parisienne et parisienne,

qui doit être considérée dans sa globalité

parce qu'elle que l'agglomération parisienne forme un tout.

Cette réflexion elle ne doit pas être engagée d'abord

sous l'angle des institutions,

sous l'angle de la gouvernance gouvernance,

mais d'abord sous pardon peut-être de vous surprendre

mais sur l'angle de l'urbanisme,

sous l'angle

de l'architecture,

de la sociabilité, de la convivialité, de la qualité de la vie,

de la place de l'Homme dans la ville.

Je veux faire de ce chantier le laboratoire de la modernité urbaine. humaine.

Je veux qu'il soit l'occasion de remettre la France au premier rang

en matière d'urbanisme et d'architecture.

L'urbanisme et l'architecture

sont des leviers profonds

d'une politique de civilisation, on n'en parle jamais !

Reprenez les débats des trente dernières années

politiques en France,

jamais il est question d'architecture dans la politique ou d'urbanisme.

Je m'impliquerai là aussi vais m'impliquer personnellement dans ce chantier.

Alors

Naturellement tout sera fait en concertation,

en association avec les Franciliens, avec leurs élus, avec les maires,

avec les conseils généraux et généraux, avec le conseil régional.

Mais je vais dire une chose :

je ne laisserai pas ce projet s'enliser.

Je ne laisserai personne le bloquer.

La situation de l'agglomération parisienne est devenue inacceptable.

Inacceptable.

La dureté de la vie qu'elle impose à un trop grand nombre de ses habitants,

les coûts humains,

les coûts écologiques,

les coûts

sociaux qu'engendrent ses dysfonctionnements

ne sont pas supportables.

Il faut que Paris retrouve doit retrouver sa vitalité, son rayonnement, son attractivité, sa créativité,

qu'elle redevienne

Paris doit redevenir pour le monde entier le symbole d'un art de vivre et vivre,

de la plus belle ville du monde,

que de nouveau elle étonne, elle surprenne, elle fascine et que tous ceux qui l'habitent soient heureux et fiers d'y vivre.

Nous en parlerons dès après les municipales. fascine.

En 2008,

Eh bien la politique de civilisation s'exprimera dans l'action qui sera menée sur une ambition architecturale majeure en la matière.

Nous mènerons également une action contre le cloisonnement

et la bureaucratisation de la société à travers la poursuite de la réforme de l'Etat et de la réforme administrative,

parce que la bureaucratisation porte une lourde responsabilité dans la déshumanisation de notre société.

Au-delà des changements d'organisation, de méthodes, d'état d'esprit,

un Défenseur des Droits fondamentaux doté de larges attributions sera créé pour permettra à chacun de disposer d'un recours efficace et pratique

face à la mécanique anonyme de l'administration.

Son rôle sera consacré par la Constitution. réforme administrative.

En 2008,

Mais la politique de civilisation

s'exprimera

va s'exprimer dans la une rénovation sans précédent

de l'audiovisuel public.

Sans précédent.

Au moins y avait une attente.

D'abord bien sûr dans la réorganisation de l'audiovisuel extérieur extérieur,

qui est devenu devenu, Christine Albanel et Bernard Kouchner ne le démentiront pas, absolument nécessaire.

Mais je propose aussi que nous accomplissions une véritable révolution culturelle

dans le service public de la télévision.

Le service public existe parce qu'il a une mission particulière.

Si les chaînes publiques fonctionnent

selon les mêmes critères,

selon les mêmes exigences,

selon la même logique que les chaînes privées alors on ne voit pas très bien

d'ailleurs on voit vraiment pas très bien

pourquoi il y a aurait un service public. Pardon, c'est très original ce que je dis,

mais je le pense.

Le service public, son exigence, son critère, c'est la qualité.

Sa vocation, c'est d'offrir offrir au plus grand nombre un accès à la culture, c'est de favoriser la création française.

Je ne veux pas dire que la télévision publique doit être élitiste ou ennuyeuse,

y a quand même un gap.

mais seulement qu'elle ne peut pas fonctionner fonctionner, la télévision publique, selon des critères purement mercantiles.

Je souhaite donc que le cahier des charges de la télévision publique soit revu revu.

Profondément.

et que l'on réfléchisse à la suppression totale de la publicité sur les chaînes publiques

qui pourrait être financé financée par une taxe sur les recettes publicitaires accrues des chaînes privées

et par une taxe infinitésimale sur le chiffre d'affaire de nouveaux moyens de communication

comme la téléphonie mobile et l'accès à Internet. l'Internet ou la téléphonie mobile.

Voilà une révolution qui,

qui en changeant le modèle économique de la télévision publique,

changera du tout au tout la donne de la politique culturelle dans la société de communication qui est la nôtre.

Il faut savoir ce qu'on veut.

On veut changer où on veut continuer.

Je veux changer.

Et je changerai sans tabou.

Et nous aurons des résultats.

Et nous assumerons les conséquences de ces choix stratégiques.

Il me plaît beaucoup que la gauche qui n'a jamais osé faire cela

qui en a toujours parlé

sans

En 2008, tirer aucune conséquence

regarde ce que c'est qu'un gouvernement qui décide d'un certain nombre de priorités.

Mais la politique de civilisation s'exprimera aussi bien sûr dans la politique de santé,

qui est l'une des valeurs fondamentales sur lesquelles repose notre idée de l'Homme.

Et Il y a un sujet particulier qui a été évité depuis trop longtemps et

et

qui ne peux peut plus l'être : l'être.

je veux parler

Merci à François Fillon et à Roselyne Bachelot de l'hôpital où s'en occuper.

C'est l'hôpital.

Bon, personne ne veut toucher à l'hôpital.

Mais enfin l'hôpital, y a tant d'espoir, y a tant de sentiment et dévouement.

Il y a un million de dévouement personnes qui se mêlent consacrent à la maladie et maladie,

à la souffrance,

à la souffrance. misère,

et on regarde le problème de l'hôpital s'aggraver chaque jour un peu plus

sans qu'on ne fasse rien.

Eh bien de même que j'ai employé un mot fort pour les universités,

je veux le dire, malgré le dévouement et la compétence

des médecins, des équipes paramédicales,

L'hôpital est en déshérence.

Je veux en faire l'une des priorités de 2008.

Je veux que soit réglé le problème desEt les 35 heures qui l'a si profondément désorganisé. lui ont porté le coup de grâce.

Je souhaite qu'on

Voilà.

Eh bien on va en change 2008 changer la gouvernance, qui gouvernance de l'hôpital.

De fond en comble.

Parce que l'hôpital n'est plus adaptée aux réalités d'aujourd'hui. gouverné.

Parce que dans l'hôpital aujourd'hui,

chacun a suffisamment de pouvoir pour dire non

et personne n'a du pouvoir pour dire oui.

Je souhaite que l'on transforme des les structures hospitalières sous-utilisées

pour accueillir des personnes âgées qui ont du mal à trouver un hébergement adapté à leurs besoins.

Je veux insister aussi sur la nécessité de garantir à tous un égal accès à la qualité des soins de qualité

quels que soient les moyens de chacun,

quel que soit le territoire

ou quel que soit le quartier où il habite. quartier.

Il faut qu'un effort soit fait

en faveur des services d'urgences,

qu'on aide les jeunes médecins à s'installer dans les cantons ruraux

et dans les banlieues,

et qu'on rémunère mieux arrête d'avoir les mêmes médecins installés dans les gardes… mêmes quartiers.

En

Bien sûr qu'en 2008, la politique de civilisation s'exprimera dans la poursuite de nous poursuivrons la politique de revalorisation du travail.

Car bien sûr la revalorisation du travail ce n'est pas seulement de permettre à chacun de travailler plus pour gagner plus.

Parce que

Le travail c'est une valeur.

Le travail valeur essentielle.

c'est ce par quoi chacun trouve sa place dans la société.

C'est ce par quoi se qui tisse le du lien social.

Le travail ce n'est pas un asservissement,

le travail c'est une émancipation.

Le travail c'est un moyen de conquérir sa liberté, de s'émanciper.

La revalorisation du travail, cela concerne aussi bien le salaire que l'école, la formation, la promotion sociale ou les conditions de travail.

La revalorisation du travail, elle est dans la suppression de tous les obstacles qui empêchent ceux qui le veulent de travailler.

Elle est dans l'assouplissement des règles du marché du travail

et dans la sécurisation des parcours professionnels.

Mais elle est aussi dans la réforme d'une fiscalité qui taxe le travail,

qui le décourage. liberté.

Elle est dans l'allégement des charges fixes qui transforment l'emploi en variable d'ajustement économique.

J'aurai l'occasion certainement

Elle est dans la suppression de tout ce qui alourdit le coût du travail sans en accroître la rémunération et incite répondre à le délocaliser.

En 2008, la politique de civilisation s'exprimera dans la réforme des prélèvements obligatoires vos questions

et dans le choix des principes sur lesquels elle sera fondée,

dans la manière dont elle encouragera la prise de risque, l'effort, l'innovation, le développement durable, dans les idées de justice et de solidarité qu'elle reflètera.

Je souhaite par exemple qu'un transfert de charges s'opère progressivement pour libérer le travail et pour taxer la pollution. sujet.

En 2008, la politique de civilisation s'exprimera dans l'introduction de plus nous introduirons davantage d'équité dans notre système économique

et dans la volonté volonté, je pèse mes mots,

de faire en sorte que les salariés ne soient pas éternellement privés de la part

qui leur revient

dans les le succès des entreprises.

Elle s'exprimera dans le fait

Y a un problème, hein.

Quand les entreprises ont du succès, il faut rééquilibrer

la répartition des conséquences du succès

entre les actionnaires

et les salariés.

C'est la politique que nous porterons. que les actionnaires soient récompensés de leur investissement, c'est très bien.

Mais ça ne peut pas être l'alpha et l'omega.

Les salariés doivent avoir la juste récompense de leurs efforts.

Eh bien les exonérations de charge seront conditionnées aux négociations salariales.

Qu'on

Et j'aimerais que l'on me prenne bien au sérieux

quand je dis cela.

J'iraiCe n'est pas une pétition de principe.

Avec le Premier Ministre et le Ministre des Finances, nous irons jusqu'au bout

parce qu'il n'est pas légitime,

parce qu'il n'est pas acceptable,

qu'une entreprise qui fait beaucoup de bénéficies bénéfices

ne récompense pas ses salariés.

On en a parlé en 2007,

nous le ferons en 2008.

Je ne serai prisonnier d'aucun lobby.

Je veux être le président de tous les Français.

Et je sais parfaitement qu'on m'attend sur ce rendez-vous.

Personne ne sera déçu.

Les pour comme les contre.

En 2008, la politique de civilisation s'exprimera dans notre capacité

à mieux partager les rentes et les profits,

à partager plus équitablement les résultats des efforts de tous.

C'est pourquoi je veux nous allons aller aussi beaucoup plus loin

en matière de participation et d'intéressement.

Je veuxNous allons créer les conditions réglementaires et fiscales pour que la participation et l'intéressement

puissent s'étendre à toutes les entreprises,

toutes,

même à celles qui ont moins de 50 salariés

et pour cela nous sommes prêts avec le Premier Ministre

à avoir un impôt sur les bénéfices

différencié

pour les entreprises de moins de 50 salariés

qui doivent y être fortement incités. se lanceraient

dans la participation

et dans l'intéressement.

Je veux souhaite que les salariés puissent choisir librement entre l'intéressement qui est versé tout de suite et la participation qui reste bloquée un certain temps dans l'entreprise

en contrepartie d'avantages fiscaux.

Je veux que les programmes de stocks options et de la distribution d'actions gratuites

bénéficient

à tous les salariés de l'entreprise

et pas seulement à quelques-uns. quelques uns.

Si quelques uns veulent en profiter,

pas de problème !

Tous les autres en profiteront aussi.

Je veux que le niveau même de la participation et de l'intéressement aux résultats soit fortement relevé.

Ce sera le gage d'un changement des mentalitésOn verra,

mais enfin, un doublement, voire un triplement, de la réserve de participation, c'est pas quelque chose qui me choquerait.

Là aussi, hein, mesdames et messieurs,

ça fait des comportements. années qu'on parle de participation.

Ce sera

Eh bien il est venu le moyen temps de rétablir l'équilibre entre le travail la faire.

Et de la faire de façon significative, lourde, ambitieuse.

Pour qu'enfin les gens y croient.

et que ça ne soit pas un de ces marronniers de la vie politique

qu'on trimbale de majorité en majorité,

sans prendre la propriété, mesure du problème.

A force

de réhabiliter l'entreprise, dire qu'il y a des risques,

à force

de réconcilier dire qu'il faut attendre,

plus personne n'y croit.

Et on a tous les salariés inconvénients sans aucun des avantages.

Et en plus on tue l'idée !

Eh bien si l'idée est bonne, on la met en œuvre.

Si l'idée n'est pas bonne, on l'arrête.

Mais on continue pas avec une dose homéopathique.

Parce qu'avec la dose homéopathique les Français ont le capitalisme sentiment d'être grugés.

et avec l'économie nous nous voulons que les Français aient confiance.

Donc on va se donner des marges de marché. manœuvre,

Ce sera un moyen aussi d'augmenter

on va aller beaucoup plus loin,

et beaucoup plus fort.

J'ajoute que j'attends les critiques avec intérêt.

Quand nous avons proposé avec François Fillon le pouvoir d'achat sans ruiner déblocage des fonds de participation, on m'a dit :

oh la la compétitivité !

c'est dramatique !

Tu empêches les entreprises de se défendre.

Ok.

Maintenant qu'on propose le doublement ou le triplement des fonds de nos entreprises. participation, les mêmes ne vont pas me dire qu'on en fait trop !

Enfin bon, la cohérence c'est pour tout le monde.

Et

Cette volonté d'aller beaucoup plus loin dans le partage des profits va de pair avec celle de promouvoir un capitalisme d'entrepreneurs

et un capitalisme familial

plus enracinés dans les territoires territoires.

et dans la société, et dont les valeurs ne sont pas celles du capitalisme financier.

Alors

Face à la montée en puissance de fonds spéculatifs extrêmement agressifs

et de des fonds souverains qui n'obéissent pas seulement à des logiques économiques, aucune logique économique,

il n'est pas question que la France reste sans réagir.

Il n'est pas question de laisser faire.

La France doit assume le choix politique stratégique

de protéger ses entreprises,

de leur donner les moyens de se défendre défendre,

et de se développer.

Je veux que

Eh bien la Caisse des Dépôts soit l'instrument

nous allons en faire un instrument de cette politique de défense et de promotion des intérêts économiques primordiaux de la nation.

Je pense particulièrement à l'industrie.

Et qu'on arrête d'opposer

cette volonté industrielle qui est la nôtre

avec le libéralisme, c'est absurde !

Tous les pays, y compris les plus libéraux,

lorsqu'il s'agit de défendre leurs intérêts,

ils le font avec acharnement,

et ils ont raison !

Si les Américains ne défendent pas leurs intérêts, qui le fera ?

Personne !

Et nous,

Parce

on aurait l'air parfaitement ridicules

d'être moins libéraux que je suis convaincu qu'une France sans industrie, sans usine, sans ouvrier, serait une France appauvrie, non seulement économiquement les autres

et de surcroît,

de moins défendre nos intérêts.

On peut être parfaitement libéral,

croire à l'économie de marché,

et dire : nos entreprises, on va les défendre !

On va pas soutenir des entreprises qui ont aucune chance.

mais aussi culturellement moi je me souviens du débat sur Alsthom.

J'en ai entendu qui faisaient des éditoriaux à l'époque.

Ils ont été plus discrets par la suite.

et moralement parce qu'il y a Alsthom c'est aujourd'hui une morale ouvrière, des plus belles réussites industrielles françaises.

parce qu'il y a une culture ouvrière et une culture industrielle qui font partie j'ai encore en travers de notre identité. la gorge Péchiney.

Oui.

Tout

Ce grand de la chimie qui a disparu sans que personnne ne peut lève le petit doigt.

C'est pas être abandonné à ma conception d'une politique industrielle dans un capitalisme financier livré à lui-même. pays comme le nôtre.

On peut pas défendre toutes les entreprises, on peut pas défendre tous les métiers,

on peut pas défendre toutes les industries,

mais on ne peut pas se retrouver

avec des fonds spéculatifs

qui s'abattent sur une entreprise,

qui la dépècent, qui la vendent.

Et nous on dit c'est la mondialisation, on n'y peut rien.

C'est pas vrai ! Les autres se défendent, on va se défendre.

Et la caisse des dépôts

va trouver

une véritable stratégie

Bien sûr, avec son indépendance, mais enfin une véritable stratégie.

Le capitalisme financier

, je n'ai pas cessé de le répéter,

a besoin d'être moralisé.

Il ne peut s'accorder avec une économie de rente, de parachutes dorés et de spéculation.

Quand j'ai voulu ouvrir ce débat, dit ça la première fois, je me souviens du scepticisme qui a prévalu.

Je me souviens avec quelle ironie cette initiative a été accueillie par certains. scepticisme.

Je constate que

Eh bien maintenant, depuis la crise des crédits immobiliers subprimes,

il y a moins de scepticisme. scepticisme,

Beaucoup de pays se rallient désormais à l'idée que les choses ne peuvent plus continuer ainsi,

et nous avons pu adresser une lettre commune,

que les valeurs fondamentales du capitalisme sont celles de l'effort, du travail, de l'entreprise

Madame Merkel,

Monsieur Brown, et non celles de la spéculation, de la rente ou de l'aubaine, moi-même.

et qu'à travers les marchés financiers, l'actionnaire qu'il le voie qu'on ne peut pas décider tout seul de continuer comme cela, la marche de l'économie. France prendra des intiatives.

La libre concurrence concurrence, je le dis comme je le pense. n'est pas plus compatible

avec les dumpings

de toutes sortes sortes.

que le capitalisme entrepreneurial n'est compatible avec la prise totale de pouvoir par la finance et la soumission de la logique de la production à la logique financière.

Là aussi,

Il n'est pas compatible non plus avec un calcul économique qui

nous prenons des initiatives.

On ne prend peut pas en compte l'épuisement des ressources terrestres, continuer.

la pollution ou les dégâts humains. réciprocité doit devenir la règle.

A la tribune de l'Assemblée générale de l'ONU,

j'ai appelé le monde à un New Deal économique et écologique.

Au-delà de ce qu'elle décidera de faire pour elle-même,

la France prendra cette année

de nouvelles initiatives

pour moraliser le capitalisme

et notamment lors de la présidence française de l'Union Européenne qui débutera

le 1er juillet.

LaD'ailleurs cette présidence française de l'Union sera une autre occasion pour la France

de pousser une politique de civilisation.

Mais qu'est-ce qu'ils veulent les Européens ?

Ben Les citoyens de toute l'Europe

réclament de la protection ; protection.

ils veulent que l'Europe les protège,

a été bâtie, imaginée, pour protéger, pas pour inquiéter.

Et j'affirme qu'on peut être parfaitement européen,

et mettre l'Europe au service de la protection.

Et ceux qui ignorent la préférence communautaire

n'ont me semble-t-il rien compris

à l'idéal européen.

Si on a fait l'Europe, c'est justement

pour la préférence communautaire.

Sinon c'était pas la peine de faire l'Europe.

En tout cas l'Europe politique.

Il n'y avait qu'à laisser faire l'Europe anglo-saxonne,

celle du grand marché !

non qu'elle

Mais vouloir faire une Europe politique

et s'interdire de prononcer le mot protection,

ça n'a aucun sens.

Et dans la sagesse les rende peuples de l'Europe ont parfaitement compris cela.

L'Europe doit protéger.

L'Europe ne doit pas nous rendre plus vulnérables.

Ils veulent qu'elle leur permette d'agir,

L'Europe doit nous permettre d'agir.

non qu'elle les oblige à

L'Europe ne doit pas subir.

L'Europe a besoin d'une politique de civilisation.

Elle a besoin de s'humaniser.

Elle a besoin de se débureaucratiser. débureaucratiser, de s'humaniser.

Elle a besoin de plus davantage de politique et de moins de technocratie. bureaucratie.

C'est le but ce que la France s'est fixé et qu'elle a contribué à atteindre en proposant et en faisant adopter nous avons obtenu avec le Traité simplifié. Maintenant

Et j'ai bien conscience que le traité simplifié à lui seul

ne va pas réduire le fossé

entre l'Europe a un cadre et des règles pour décider. les citoyens.

A

C'est évident.

C'est un moyen.

Mais à la fin de la présidence française,

mon objectif est qu'elle

je voudrais que l'Europe ait avancé dans la voie d'une une politique commune de l'immigration, d'

une politique commune de la défense,

d'

une politique commune de l'énergie

et d' l'énergie,

une politique commune de l'environnement.

Et à partir de ce moment-là, on comprendra

ce que signifie l'Europe dans le quotidien des gens.

Alors

La politique de civilisation, la France veut la promouvoir à l'échelle européenne

et à l'échelle mondiale.

Non pour imposer au monde un modèle de civilisation

mais pour faire rayonner les valeurs universelles de paix, de justice, de liberté, de dignité de la personne humaine et de diversité. qui sont les nôtres.

La

Et nous voulons opposer cette politique de civilisation, la France veut l'opposer

à la violence,

au terrorisme,

et au fanatisme.

Elle veut l'opposer au choc des civilisations et

Je voudrais dire d'ailleurs à la guerre des religions. tous ceux qui me demandaient d'annuler mon voyage en Algérie

Elle veut l'opposer

parce qu'un ministre algérien s'était laissé aller à la destruction des propos inacceptables

Imaginez que j'aie annulé mon voyage en Algérie

quelques jours

avant que des barbares

fassent sauter un bus rempli de la planète jeunes étudiants algériens.

On aurait eu l'air malin.

et au réchauffement climatique qui pourraient déstabiliser naturellement, après avoir annulé le monde, provoquer des exodes massifs de population voyage,

je me serais précipité pour dire ma consternation et de terribles guerres de l'eau ma solidarité

avec des gens avec qui j'aurais pas voulu aller

discuter.

et j'ai été très heureux de la faim. ce voyage en Algérie

La politique

qui était pour moi extrêmement important.

Et de civilisation, la France veut la faire même façon, à tous ceux qui se sont étonnés que je dise qu'on resterait en œuvrant pour la réforme des institutions multilatérales Afghanistan,

qui ont

parce que se jouait là-bas une bataille contre les barbares :

j'ai été forgées pour répondre aux besoins du monde quelques jours avant l'assassinat

de l'après-guerre madame Bhutto.

L'Afghanistan est frontalier du Pakistan,

où s'est rendu Bernard Kouchner

et je l'en remercie.

On aurait eu l'air malin

de se retirer de l'Afghanistan

quelques jours avant l'assassinat de madame Bhutto

où naturellement ceux-là mêmes qui ne sont me demandaient de nous retirer de l'Afghanistan

auraient versé des larmes de crocodile sur la même madame Bhutto.

On aurait eu l'air malin !

Un peu de cohérence.

C'est sans doute ce qu'il y a de plus adaptées aux réalités et aux nécessités d'aujourd'hui. difficile,

pour certains.

Enfin

La France mettra tout en œuvre pour que le G8

devienne progressivement un G13 le G13.

Là aussi, enfin écoutez, moi j'ai été très étonné à Heiligendamm.

Je dois le dire

en intégrant termes diplomatiques

mais enfin qu'est-ce que c'est ?

On se réunit deux jours et demi,

sans la Chine,

sans l'Inde,

sans le Brésil,

sans le Mexique, sans l'Afrique du Sud.

Simplement, deux milliards et demi de gens qu'on oublie.

Ah, alors évidemment,

on les invite pour le déjeuner du troisième jour.

Le plus extraordinaire c'est qu'ils viennent.

Eh ben la France dit : on ne peut pas organiser le monde

du XXIe siècle avec l'organisation du XXe.

C'est pas possible !

La Chine, l'Inde,

l'Afrique du Sud, pardon, que j'avais oublié,

l'Amérique latine,

ce sont des continents d'un milliard d'habitants : ça compte !

On peut pas faire comme si ça comptait pas quand même.

Alors je sais bien qu'il y a des difficultés.

Le Japon est satisfait que la Chine soit présente.

l'Italie, se demande si sa place, enfin...

Peu importe !

ce sont des problèmes que je peux parfaitement comprendre !

Mais imaginer qu'on peut régler les grands pays émergents. grandes affaires du monde

à huit, en oubliant la moitié de l'humanité,

ça me semble étrange.

Et pareil d'ailleurs pour le Conseil de Sécurité,

en tant que membre permanent,

La France mettra tout en œuvre pour que l'Allemagne, le Japon, le Brésil, l'Inde et un grand pays africain

deviennent membres permanents du Conseil de Sécurité Sécurité.

parce qu'il n'est

On dit : tiens, c'est amusant, ça marche pas.

Mais comment voulez-vous que ça marche ?

On a l'organisation du XXe pour le XXIe siècle.

Ca peut pas fonctionner !

On peut pas raisonnable considérer

qu'on va régler les grandes questions de la planète

sans demander leur avis à un seul pays africain,

un milliard d'habitants,

à un seul pays sud-américain,

un milliard d'habitants.

Ce qui est étonnant c'est que des continents entiers et en plein essor soient écartés des responsabilités ça marche si bien

avec une organisation si déséquilibrée !

Donc la France sera l'avocat de ces pays

pour demander une organisation qui leur reviennent dans corresponde au monde d'aujourd'hui, et pas au monde d'hier,

et je ne vois pas ce qu'il y a de choquant

à défendre ses idées.

On me dit : c'est compliqué, il faut attendre !

Ah ben si on doit attendre à chaque fois que c'est compliqué on va attendre longtemps.

Et moi à la gouvernance mondiale. fin de mon quinquennat, je dirai : ben c'est compliqué !

C'est pas

La France mettra peine de faire de la politique si c'est pour attendre.

Il faut prendre les plus gros problèmes et s'y atteler.

Et je mettrai tout en œuvre oeuvre pour que les missions du FMI et de la Banque Mondiale soient repensées pour pouvoir faire face aux déséquilibres qui menacent la stabilité mondiale. soit repensées.

La France mettra tout en œuvre pour

Parce que la mondialisation soit régulée à l'échelle planétaire le monde a besoin du FMI et pour que de la logique du commerce ne prenne Banque Mondiale, mais pas systématiquement avec les mêmes raisonnements !

Parce que le but c'est pas de faire mourir certain pays guéris.

C'est quand même pas ça, le but.

Voilà, politique d'immigration, j'ai demandé à Brice Hortefeux

d'avancer sur toutes les autres. deux points extrêmement importants à mes yeux :

d'abord aller jusqu'au bout d'une politique fondée sur des quotas.

Je pense

Ca fait trop longtemps qu'on en particulier à parle.

Tout le monde sait que c'est la question de l'environnement seule solution.

Eh bien il faut franchir le pas !

et du réchauffement climatique. arrêter

Je pense également au partage nucléaire civil entre tous

de vouloir

protéger les peuples parce que c'est un droit pour tous uns, ne pas choquer les peuples. autres,

avec ça on n'a que des catastrophes !

La politique de civilisation, la France veut des quotas,

nous devrons

la faire mettre

en engageant une nouvelle politique de l'immigration qui permette la maîtrise oeuvre,

en commun fonction des flux migratoires par les pays capacités d'accueil et d'intégration.

Quand même, on accueille des gens qu'on peut accueillir,

parce qu'on a envie des les pays intégrer !

Si on accueille des gens qu'on peut pas intégrer,

ben on peut pas les accueillir.

Ben il faut aller jusqu'au bout de départ. cette logique,

Elle veut la faire avec

et ça évitera les drames humains.

Et je lui ai demandé une politique d'immigration décidée ensemble deuxième chose en accord avec le Premier Ministre,

c'est de supprimer cette bizarrerie française,

que s'agissant du droit des étrangers, il y a deux ordres de juridiction :

un public,

un judiciaire,

et gérée ensemble. excusez du peu,

Avec des jurisprudences contradictoires !

Eh ben choisissez celui que vous voulez,

mais choisissez-en un,

qui ait une politique fondée jurisprudence sur le droit des quotas fixés en fonction étrangers

respectueuse des capacités d'accueil droits de l'homme,

mais qui permette quand même

d'avoir une politique de l'immigration fondée sur les quotas,

négociés avec les pays de départ,

fondés sur une grande ambition de codéveloppement,

et d'intégration

une juridiction qui évite s'occupe du droit des étrangers.

Moi je ne sais pas si ça doit être l'administrative ou la judiciaire.

Ce que je sais c'est qu'il faut arrêter qu'il y en ait deux.

Dans tous les drames humains, tous pays, les rejets, toutes grandes démocraties, il y en a un.

Et voilà comment on résout les exclusions liés à une immigration non maîtrisée. problèmes.

Et je souhaite d'ailleurs

que chaque année Monsieur le Premier Ministre,

devant le Parlement,

on puisse débattre de

La politique d'immigration de civilisation, la l'année prochaine.

Combien de personnes nous avons accueillies ?

Combien de personnes nous voulons accueillir ?

Pourquoi ce secret ?

Pourquoi cette chape de plomb ?

Pourquoi d'un côté les hystériques

de l'immigration zéro

et pourquoi de l'autre

les poseurs en générosité absolue ?

Ca donne quoi ça ?

Ca donne un taux de chômage des étrangers en France veut la faire avec

qui est entre 20 et 30%.

Beau résultat messieurs les généreux !

Beau résultat !

A force de ne pas débattre, on n'a que les inconvénients.

Eh bien c'est fini.

En 2008, on va en débattre.

Et les gouvernements seront obligés d'expliquer au pays quelle est leur politique d'immigration,

d'assumer leurs choix,

de les revendiquer,

et de rendre des comptes sur cette politique.

Bien sûr il y aura l'Union pour de la Méditerranée. Méditerranée

Elle veut la faire en oeuvrant

dont vous savez que pour moi c'est le projet de civilisation par excellence.

Nous oeuvrons pour la reconnaissance mutuelle des droits du peuple palestinien et du peuple israélien.

Elle veut

Pour l'indépendance du Liban, long chemin.

Et pour la faire en mettant tout diversité.

Je vais me battre sur cette idée en œuvre 2008.

La diversité.

Pourquoi la diversité plus que pour la démocratie ?

Parce que le Liban voie son indépendance garantie, quand on se bat pour qu'il redevienne ce la démocratie, certains pays symbole de disent : Ah,

post-colonial, vous voulez nous imposer le système qui est le vôtre !

Quand on se bat pour la diversité qu'il fut tout au long diversité, cet argument saute.

Parce que de son histoire. tous temps dans cette région du monde, ils ont vécu ensemble !

La diversité ce sera, j'en suis convaincu, l'une

Il y a eu des grandes valeurs universelles de musulmans, il y a eu des juifs, il y a eu des chrétiens.

Et la civilisation diversité, c'est pas : valable pour nous, et pas valable pour les autres.

Et pourquoi faut-il défendre l'indépendance du XXIe siècle. Liban ?

Parce que le Liban est un symbole de

La diversité.

Et pourquoi faut-il défendre Israël,

outre que c'est un fait politique majeur du XXe siècle ?

Parce que c'est un symbole de civilisation, la France veut la faire en restant fidèle à ses valeurs diversité.

et à ses amis mais moi je dis qu'il est parfaitement normal et naturel qu'on reconnaisse aux musulmans français

les mêmes droits qu'aux autres,

je veux dire en parlant à matière de religion.

J'ai toujours soutenu les projets d'ouverture de mosquées.

Maintenant que les choses soient parfaitement claires :

la diversité ne doit pas avoir lieu chez nous, et les fermetures d'églises ailleurs.

La diversité elle est bonne pour tout le monde.

La diversité c'est un principe universel, qui doit être respecté partout !

Diversité, réciprocité.

Voilà, me semble-t-il, une bonne façon

d'envisager les problèmes d'aujourd'hui.

Enfin,

Ce que nous avons voulu faire, doit faire la diplomatie française, c'est réaffirmer l'appartenance une diplomatie de la France au camp occidental, au camp des démocraties sans pour autant que réconciliation.

la France accepte d'être inféodée à quiconque. doit parler avec tout le monde.

Franchement, le charivari,

un peu ridicule,

sur la venue de Monsieur Kadhafi.

Quand

Je l'ai dit au Congrès vois comment il a été reçu en Espagne,

par le Roi d'Espagne,

et le Premier Ministre socialiste,

je me dis qu'elle doit bien mal se porter,

l'Internationale Socialiste.

Et quand je vois le comportement d'un certain nombre d'états,

et de dirigeants,

je me dis si nous ne recevons pas des Etats-Unis, gens qui ont renoncé au terrorisme,

qui ont indemnisé les victimes,

qui ont libéré les otages,

si on les accompagne pas vers la France veut être l'amie, l'alliée, respectabilité,

qu'est-ce qu'on fera avec les autres,

qu'est-ce qu'on leur dira ?

Et bien sûr qu'il faut partager le partenaire des Etats-Unis mais elle veut être "un ami debout, un allié indépendant, un partenaire libre". nucléaire civil !

Ce

Parce que si au sud de la France veut être, c'est un facteur d'équilibre. Méditerranée,

Ce que

par rapport à nous,

vous avez la France veut c'est conduire misère et le sous-développement,

une politique fois qu'il y aura la misère et plus de réconciliation, gaz,

c'est dialoguer avec tout

est-ce que vous croyez à ce moment-là,

qu'on aura des gouvernements et démocratiques ?

Et bien sûr qu'il faut soutenir le monde gouvernement de Monsieur Bouteflika,

parce que personne ne veut d'un gouvernement taliban en Algérie.

c'est

Et bien sûr qu'on doit aider Monsieur Moubarak en dialoguant avec tout le monde Egypte, un pays de 76 millions d'habitants,

parce que l'on peut faire avancer qu'est-ce qu'on veut là-bas,

les Frères Musulmans ?

Et bien sûr qu'il faut accompagner la Libye sur le chemin de la paix respectabilité.

et je ne regrette pas d'avoir essayé avec la justice. Syrie.

C'est en parlant à tout le monde

Même

si nous n'avons pas obtenu de résultat.

Parce que la France est fidèle à elle-même. veut tendre la main,

La politique de civilisation, France veut être honnête,

la France veut être de bonne foi.

Et quand les Syriens n'ont pas répondu aux appels de la faire France,

j'en ai tiré toutes les conséquences

en condamnant l'attitude de la Syrie.

Et la France doit parler avec Chavez.

Et la France doit parler avec un certain nombre de personnes dans le co-développement. monde

Elle veut faire

parce que la France porte une diplomatie de la Méditerranée réconciliation.

Et j'ai été très fier et très heureux de deux événement organisés par Bernard Kouchner,

qui a été la conférence sur le laboratoire du co-développement Darfour qui a eu lieu à Paris,

qui était un événement sans lequel aucune maîtrise précédent,

et la conférence des flux migratoires ne sera possible, financeurs des Palestiniens

sans lequel aucune paix durable ne sera envisageable.

a permis de lever 7 milliards 300 millions de dollars,

Ce

qui montrent bien que nous voulons faire partout, ce la France est de retour.

Voilà, mesdames et messieurs,

il est temps que nous avons commencé je réponde à faire, c'est au fond une politique de réconciliation. vos questions.

Ce

Je suis sûr qu'elles seront sur le fond, passionnantes, par définition.

Et je m'aperçois que nous voulons faire, je vous ai pas présenté de voeux.

c'est réconcilier pas parce que je les Français avec eux-mêmes, avec le monde, avec la modernité. pense pas,

C'est réconcilier tous

mais je vous vois si heureux,

et si épanouis dans les peuples entre eux. C'est réconcilier l'Homme avec la nature. commentaires qui sont les vôtres,

Ce que nous voulons faire, je me suis dit c'est contribuer inutile de leur présenter des voeux,

mais enfin, quand même, à l'émergence d'une nouvelle civilisation mondiale dont l'idéal sera le mieux vivre ensemble. la fin de mon petit propos,

je voulais vous dire,

malgré tout, ils sont sincères.